mercredi 31 octobre 2007
Entraine moi dans ta chute...
Toi pour qui j’avais des regards de chatte affamée. Laisse moi encore un instant de velours. Je ressent désormais un vertige qui n’est pas le mien. C’est ta chute qui, telle une danse endiablée m’aspire. Et je tombe avec toi. Comme un hymne à l’amour la douleur surgit. Mais les yeux secs pourtant se refusent à l’hommage. Je renonce à ma fierté, vestige d’un temps où les mots heurtaient. Et pourtant, c’est la tête haute que je glisse vers le sol. Ralentissant seulement la cadence. Le visage voilé par l‘éventail du silence, tu n’observe plus. Indifférente, comme l’inconnue voyageuse sur qui toute chose passe sans laisser la moindre emprunte. Comme une fleur savonneuse et sans épines. Volupté du desespoir. Car tu n’es pas une rose, mais une venimeuse engeance.

Commentaires
L'automne, c'est décidément une saison bien dégueulasse. Vivement l'hiver.


